logotype
  • Paroisse
    • Un conseil presbytéral
      • Dernières Nouvelles du Conseil Presbytéral
    • Accompagnements
      • Baptême
      • Mariage
      • Cérémonie des Obsèques
  • Calendrier
  • Activités
    • Cultes
    • Mission Jeepp
    • Atelier de Lectures oecuménique
    • Groupe d’Études Bibliques
  • Actualités
    • Facebook
    • Articles | BLOG
  • Historique
    • Historique du temple de Villefranche
    • Historique du protestantisme
  • Contact
Dons
logotype
  • Paroisse
    • Un conseil presbytéral
      • Dernières Nouvelles du Conseil Presbytéral
    • Accompagnements
      • Baptême
      • Mariage
      • Cérémonie des Obsèques
  • Calendrier
  • Activités
    • Cultes
    • Mission Jeepp
    • Atelier de Lectures oecuménique
    • Groupe d’Études Bibliques
  • Actualités
    • Facebook
    • Articles | BLOG
  • Historique
    • Historique du temple de Villefranche
    • Historique du protestantisme
  • Contact
Dons
  • Paroisse
    • Un conseil presbytéral
      • Dernières Nouvelles du Conseil Presbytéral
    • Accompagnements
      • Baptême
      • Mariage
      • Cérémonie des Obsèques
  • Calendrier
  • Activités
    • Cultes
    • Mission Jeepp
    • Atelier de Lectures oecuménique
    • Groupe d’Études Bibliques
  • Actualités
    • Facebook
    • Articles | BLOG
  • Historique
    • Historique du temple de Villefranche
    • Historique du protestantisme
  • Contact
logotype

Eglise Protestante Unie de Villefranche sur Saône

  • Paroisse
    • Un conseil presbytéral
      • Dernières Nouvelles du Conseil Presbytéral
    • Accompagnements
      • Baptême
      • Mariage
      • Cérémonie des Obsèques
  • Calendrier
  • Activités
    • Cultes
    • Mission Jeepp
    • Atelier de Lectures oecuménique
    • Groupe d’Études Bibliques
  • Actualités
    • Facebook
    • Articles | BLOG
  • Historique
    • Historique du temple de Villefranche
    • Historique du protestantisme
  • Contact

Culte du dimanche 9 novembre 2025

 

Textes du jour

Ez 47, 1-2.8-9.12

1 Co 3, 9c-11.16-17

Jn 2, 13-22

 

Luc 20, 27-38

27 Alors s’approchèrent quelques Sadducéens. Les Sadducéens contestent qu’il y ait une résurrection. Ils lui posèrent cette question : 28 « Maître, Moïse a écrit pour nous : Si un homme a un frère marié qui meurt sans enfants, qu’il épouse la veuve et donne une descendance à son frère. 29 Or il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans enfant. 30 Le second, 31 puis le troisième épousèrent la femme, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfant. 32 Finalement la femme mourut aussi. 33 Eh bien ! cette femme, à la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme, puisque les sept l’ont eue pour femme ? » 34 Jésus leur dit : « Ceux qui appartiennent à ce monde-ci prennent femme ou mari. 35 Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection des morts ne prennent ni femme ni mari. 36 C’est qu’ils ne peuvent plus mourir, car ils sont pareils aux anges : ils sont fils de Dieu puisqu’ils sont fils de la résurrection. 37 Et que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même l’a indiqué dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. 38 Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous sont vivants pour lui. » – TOB

 

Prédication

Alain Quillet

 

 

Introduction : 

«  Question des Sadducéen sur la résurrection », c’est le titre donné à ce passage dans la Bible TOB. Oui, si on veut… mais ce matin avant d’aborder le thème de la résurrection, il me semble quand même que dans la question des sadducéens, une autre est sous-jacente et pas des moindres : la femme, à qui appartient-elle ? Cela pourrait faire l’objet de votre méditation dans la semaine, qui sait ? Nous, nous resterons sur le thème de la résurrection.

 Ici, les Sadducéens, aux préceptes cuirassés de raisonnements parfois tordus,, décident de prendre un chemin de traverse qui rallonge quelque peu la discussion sur la résurrection mais qui voudrait éviter les difficultés de la route ordinaire d’une discussion à bâtons rompus avec Jésus, une discussion qui finit toujours à leur d ésavantage. 

Alors ce matin, nous parlerons d’eux, et aussi, évidemment, de la réponse de Jésus, qui me conduira à risquer quelques mots sur ce qui, pour tout chrétien, toute chrétienne, est un des fondements centraux de notre foi. Paul le dit  dans 1 Cor  15 v. 13 à 19: « s’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus ne s’est pas réveillé. Et si le Christ ne s’est pas réveillé, alors notre proclamation est inutile, et votre foi aussi est inutile (…) si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espérance dans le Christ, nous sommes les plus pitoyables de tous»(.

 

1) contexte, Sadducéens : 

Parlons d’abord du contexte de cette histoire à dormir debout. Luc la place juste après l’épisode de la question sur le denier à payer à César, jetée en pâture à la discussion par les scribes et les grands prêtres ; ils n’avaient qu’une idée en tête : mettre la main sur Jésus pour en finir avec lui. 

Jusque là ils ont échoué  mais cela ne leur a pas servi de leçon ! Nous retrouvons dans notre péricope de ce matin ceux qui copinaient abondamment avec eux : les Sadducéens. C’est la classe aristocratique, celle des prêtres et aussi celle qui collabore avec les Romains. Selon le pasteur Alphonse Maillot, pasteur et bibliste mort en 2003, « Ils ne connaissaient que l’autorité du Pentateuque, [c’est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible], mais surtout ils ne croyaient pas à une vie future. Ils pensaient que la foi juive devait essentiellement se vivre sur cette terre, quitte à collaborer avec l’occupant, dans des limites raisonnables. autorités civiles. Il fallait faire avec, leur seul avenir réel étant dans les fils qu’ils pouvaient avoir « .

On comprend donc aisément pourquoi ils vont s’emberlificoter dans une histoire rocambolesque mais qui touche, pour eux, à l’essentiel : la survie par la descendance. Et quelle histoire ! Basée sur la loi du lévirat [Deut.25 v. 5 à 10], elle pose l’obligation pour un homme d’épouser la femme de son frère, si ce dernier meurt sans enfant. Celui qui naitra ne sera pas son fils, mais celui de son frère décédé.  Mais là, avec la question  des sadducéens,  on touche au sublime

D’une part, nous pouvons relever  que la femme n’a pas son mot à dire.  D’autre part,  la question n’est en rien une question de salle de garde, de sexualité débridée, mais celle du statut juridique de la femme et de la nécessité d’une descendance. Et malgré la délirante application qu’ils en font, ils soulèvent   une vraie question : « celle de la plausibilité de la résurrection, de son comment et ses modalités[5] ».  Cette question à dormir debout   nous amène à nous interroger sur une résurrection dont  nous ne savons absolument rien. Le théologien protestant Alphonse Nouis dans « L’aujourd’hui de l’Evangile » Je cite « Les quatre Evangiles parlent de la résurrection, mais aucun ne la décrit, aucun ne montre Jésus en train de se réveiller des morts, de se débarrasser des bandelettes qui l’enferment, de rouler la pierre et d’attendre ses disciples. Les Evangiles ne décrivent pas la résurrection. Ils l’annoncent[ ». 

 

2) la réponse de Jésus : 

Dans sa réponse,  comme  à  son habitude, Jésus refuse d’entrer dans la polémique de l’absurde qui voudrait ridiculiser une croyance très populaire dans le petit peuple juif, pour qui  la résurrection jouait le rôle d’espérance compensatoire face à la dureté du présent . Chez   Marc 12, 24 Jésus est plus direct que chez Luc  : « ...N’êtes vous pas en train  de  vous égarer en méconnaissant les Ecritures et la puissance de Dieu ? ». Puis, Jésus déroule sa réponse : traduite ici en français courant ;

« Les hommes et les femmes de ce monde-ci se marient  [et ont des enfants] mais les hommes et les femmes qui sont jugés dignes de de se relever d’entre les morts et de vivre dans le monde à venir ne se marient pas »  et donc la question des enfants ne se pose plus. 

Pour les sadducéens, l’éternité était portée par la descendance , génération après génération. Jésus remet en question ici cette conception d’une vie toute terrienne et, scandale, de l’utilité d’avoir une descendance ! 

Jésus affirme en outre une espérance : « ils ne peuvent pas mourir » puis ils leur assène une révélation dont il a le secret : « ils sont semblables à des anges ». C’est comment un ange ? Jésus ne nous en dit pas davantage.

Ce que nous savons d’eux ne touche pas à leur nature mais à leur fonction : ce sont des messagers. A la résurrection, serons-nous des messagers ? Wait and see…. 

Notons que dans le texte grec, les verbes sont à l’indicatif et donc que les propos de Jésus sur la résurrection sont une affirmation qu’elle a déjà ouvert une brèche sur la terre, dans la vie du présent de ses auditeurs. 

« Ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection » dit-il.

 Il est vrai que des opinions divergentes s’entrechoquent, autant  parmi nous qu’ entre institutions religieuses . En fait, comme le dit un commentateur, « et il faudra bien que nous l’acceptions , la résurrection n’est rien d’autre que la mort de Jésus vu avec les yeux de Dieu ». ………Rien de tel pour nous égarer davantage 

Et ce n’est pas fini.

 

3 ) Tous vivants : 

Pour conclure sa réponse, Jésus assène l’ affirmation incontournable, une dernière banderille :

« Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants 

– voilà une parole paradoxale à première vue, mais qui est aussi une promesse qui fait éclater toutes nos conceptions, nos peurs, nos rites face à la mort. Quel que soit le « doudou » sécurisant que nous ayons confectionné pour faire face à ce qui ressemble à une porte fermée et que nous appelons la mort : objets transitionnels, rituels funéraires, croyances, et l’homme est inventif dans ce domaine, morts nous voilà déplacés du monde des morts dans celui des vivants. 

 « Dieu est le Dieu des vivants. Car pour lui tous sont vivants ». C’est la réponse que Jésus choisit de donner, déplaçant ainsi la controverse sur un terrain que les Sadducéens ne peuvent contester : une parole de Moïse dans le livre de l’Exode, l’épisode du buisson ardent, une des quatre Epiphanies. Je cite la pasteure Anne Petit qui en fait ce commentaire: « Il nous faut faire à présent un petit détour par le raisonnement rabbinique que tient Jésus et qui nous est étranger : le séjour des morts est le lieu où, pour tous les Juifs de l’époque, Dieu n’est pas présent. Donc si le Seigneur se présente comme étant le Dieu de chacun des pères, c’est que pour Dieu, ces pères sont vivants. Sinon, il dirait « j’étais le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Donc, Abraham, Isaac et Jacob vivent pour Dieu. Et la résurrection existe bien.”

Pour ma part j’ajouterais volontiers « théologiquement parlant .

Néanmoins,voilà pour nous une parole de vie. Peu importent les modalités de la résurrection, le comment, le pourquoi ou le quand. Le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, le Dieu de Jésus vient s’impliquer dans la vie des vivants, dans notre vie à nous, ici et maintenant. A chacun de nous il offre un regard aimant, un chemin de liberté et  de grâce, Il nous  offre la vie qu’il veut vivre en unité  avec nous comme il est « un » avec son Fils. Et nous pouvons dire avec Syméon le Nouveau Théologien, orthodoxe, cité par le pasteur Antoine Nouis dans son ouvrage « l’aujourdhui de l’Evangile »: 

« Je sais que je ne mourrai pas parce que je sens la vie tout entière qui jaillit au-dedans de moi ». Et Antoine Nouis ajoute : « Si nous demeurons toujours en quête du Christ, en d’autres termes, si le Dieu de l’Evangile est notre Dieu, nous découvrons que notre vie est dépassée, dans toutes ses dimensions par ce qu’on appelle la grâce. … C’est à partir de cette relation que nous pouvons appréhender la résurrection, non dans le domaine du savoir mais de la confiance en un Dieu qui déborde les limites de notre histoire . »

 

Conclusion  : 

Tout cela pour vous dire qu’il est difficile de se faire une conviction sur la résurrection face à des opinions aussi opposées les unes aux autres :

Les Sadducéens ne croient pas à la résurrection mais à une survie par la descendance. Ce qui, au passage, a l’avantage de sauvegarder leur patrimoine familial. 

 Les Pharisiens et les scribes (qui sont des « fonctionnaires » du Temple) prennent parti  pour la résurrection  telle qu’elle nous est parvenue.

Jésus propose une solution transversale, à laquelle tous adhèrent car il cite Moïse, référence absolue :  «  Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » soulignée  par la phrase définitive « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, car tous sont vivants ».

Dans ces conditions, l’obscur commentateur  que je suis  vous propose une réflexion sur le mode  hérétique.

Rappel d’une courte définition du mot hérétique :en grec ancien l’hérésie  (hairésis) est un choix, une option particulière, le verbe hairen c’est prendre, saisir. 

Pour les catholiques, l’hérésie corrompt les dogmes ! Elle doit donc être écrasée. 

Pour Blaise Pascal c’est plus nuancé et proche de nos convictions : 

« Pour empêcher les hérésies, le plus sûr moyen est d’instruire de toutes les vérités, et le plus sûr moyen de les réfuter et de les déclarer toutes ».

En pratique, est hérétique celui qui choisit ce à quoi il veut croire. 

Je choisis donc et vous propose une autre voie : elle est dans Paul 1 Cor 13 v. 1 à 8 Vous connaissez bien cette péricope, un des textes les plus importants du message chrétien Citation de Segond 21  et à la fin « L’amour ne meurt jamais. »

C’est donc l’éternité pour l’Esprit de la communauté des chrétiens que nous promet Paul, à rapprocher, dans le texte de Luc, de la résurrection plurielle, c’est à dire d’une succession  de résurrections individuelles. Des  résurrections toujours  annoncées mais jamais décrites dans toute l’Ecriture. 

Vous pouvez constater ; en y réfléchissant un peu, que ces deux promesses ne s’excluent pas l’une l’autre ; elles ne sont pas incompatibles. Et c’est d’autant plus vrai que l’être humain,  particulièrement s’il reconnaît l’autorité de Jésus, cet être humain est à la fois un corps et un esprit.

Alors, mes sœurs et mes frères, je vous invite à méditer et à choisir si vous en ressentez le besoin car vous êtes totalement libres.

 

Amen

 

 

Prochain culte

 

dimanche 16 novembre 

 

10h30

 

Share:
TwitterFacebookLinkedin
PREVIOUS

Culte du dimanche 2 novembre 2025

NEXT

Culte du dimanche 16 novembre 2025

Contact :

17 Rue Auguste Aucour, 69400 Villefranche-sur-Saône

04 74 68 19 56

L’Eglise protestante unie de Villefranche vous accueille pour prier, chanter, réfléchir et partager…

Facebook-f

Culte :

Tous les Dimanche à  10h30

Copyright © 2022 Temple de VIllefranche – Tous droits réservés  |  Mentions légales  |  Conception : meneo